Ca y est je suis décidée , je vais faire le récit de nos voyages au Sénégal.
en ce moment nous sommes en train de préparer notre 3ème voyage au pays de la Téranga.
Comme a chaque fois nous partons avec un couple d'amis Franck et Maryvonne. Ce sont nos voisins, cela fait 10 ans que nous nous connaissons. Nous avons déjà réservé la maison, nous partons pendant les vacances scolaires d'avril, car cette fois ci Hugo et alexia les enfants de franck et Maryvonne nous accompagnent.Nous partons pour deux semaines. Lors de la seconde semaine Christelle et jean philippe nous rejoindrons avec leurs deux enfants Maêl et Mathys. Nous nos enfants sont grands nous voyageons donc seuls.
Lors de notre premier séjour , nous avions loué une petite maison a la résidence paradis a Saly. Nous préférons louer une maison car nous sommes plus indépendant que dans un hotel.
Ce qui surprend quand nous arrivons a Dakar c'est le monde. La première fois nous sommes arrivés de nuit vers 23 h . En sortant de l'aéroport, il y a plein de porteurs , de chauffeurs. Tout le monde vous propose ses services.Heureusement les propriétaires de la maison nous avaient envoyé un chauffeur, il nous attendait avec notre nom sur une pancarte. Une autre chose aussi qui étonne c'est les sacs plastiques. Il y en a partout.au bord des routes, au mileu des rues même parfois en brousse. Les poubelles ils ne connaissent pas .
Uns fois les bagages dans la voiture, nous prenons la route de Saly . Deux heures de route, mais quelle expédition. La conduite sénégalaise c'est quelque chose. Beaucoup de coups de klaxon, une route pleine de nids de poules comme nous dirions chez nous, mais ici ce sont des nids d'hypopotames. Et pour les éviter le chauffeur doit sans arrêt aller à droite à gauche; tout en évitant les voitures en face. Sans compter les piétons qui traversent juste au moment où la voiture passe.Cela surprend, car nous les voyons au dernier moment à la lueur des phares: deux yeux qui brillent dans la nuit et qui disparaissent aussitot.Notre chauffeur possède une voiture qui est en bonne état, ce qui n'est pas le cas de tous. Nous en ferons la découverte le lendemain matin en plein jour. Certaines sont de vaies épaves, les contrôles techniques ils ne connaissent pas. Les poids lourds ne valent pas mieux. Il ya plusieurs épaves le long de la route, soit en panne , alors ils réparent sur place, soit dans le fossé ou ils restent a rouiller , accident souvent du aux freins qui lachent. Quand nous sommes retournés pour notre second voyage la route était en meilleur état, elle avait été goudronnée, et il n'y avait plus beaucoup d'épaves.
Une fois arrivé à saly nous avons pris posséssion de la maison. Comme chaque maison elle avait du personnel, une femme qui s'occupe de l'entretien de la maison et qui prépare les repas " une fatou" c'est de cette façon qu'ils appelle ces femmes. Et c'est a cette occasion que nous avons rencontré notre ami Fatou ( c'est son prénom) . C'est une femme d'une cinquantaine d'années, elle est super . Toujours de bonne humeur, elle rit tout le temps, et en plus c'est une super bonne cuisinière. Tous les bons plats sénégalais elle nous les a fait: yassa de poissons; tiéboudienne; poisson farci; beignet de bannane etc. Un vrai bonheur. Nous ne mangeons pas de viande car quand voit les étalages de viande en plein soleil, à la poussière et plein de mouches, on ne s'y attarde pas.Avec fatou nous avons pu découvrir la vie des femmes sénégalaises. Elles s'occupent de la maison des enfants et souvent travaillent a coté. Soit elles vendent sur les plages des bijoux ,des tissus etc..ou dans des petites cahutes, soit elles travaillent dans les maisons des européens. C'est ce que fait Fatou, mais ce n'est pas un travail régulier, lors de la saison des pluies elles n'ont pas beaucoup de travail.IL faut aussi savoir quand une femme divorce, c'est elle qui assume les enfants, le mari ne s'en occupe pas. Le mari de fatou est pêcheur, donc pas de soucis pour avoir du poisson frais.Elle nous a même invité a prendre la thé chez elle, et là nous avons fait la connaissance de toute sa famille, et elle est nombreuse. Petite anecdote , Elle nous expliqué aussi comment on se sert des binbins. Ce sont des colliers que les femmes se mettent autour de la taille, mais avant de les porter elles les ont mis à tremper dans un mixture qu'elles préparent. c'est un mélange qui sent assez fort et qui est sensé attirer les hommes. Donc quand la femme porte des binbins l'homme c'est a qui s'en tenir.Depuis six ans que nous la connaissons nous sommes toujours restés en contact avec fatou, nous nous téléphonons, et nous essayons de l'aider a notre façon , en lui trouvant du travail et de d'autres façons.Malheureusement cette fois ci nous ne pourront pas l'avoir dans la maison que nous avons loué car il y a déjà une fatou. Mais si elle peut elle viendra passer des journée avec nous
C''est aussi au cours de ce premier voyage que nous avons fait la connaissance de notre grand ami Cheikh. C'est un jeune homme de trente ans. Il est originaire de Mbour, a une dizaine de kilometres de saly. Il travaille comme guide, mais c'est un vrai guide.Il a fait des études il est allé jusqu'au bac, il est tres érudit, connait bien son pays. Il est très agréable, toujours prét a rendre votre séjour le plus agréable possible.Il nous a fait visiter son pays, et avec lui nous avons vraiment découvert la culture sénégalaise. Il se charge de tout, il gére pour la voiture et le chauffeur( il a son permis mais pas de voiture) , les restos;, les visites.Avec lui nous avons découvert le travail des hommes et des femmes qui ramassent le sel au lac rose.C'est travail pénible, les hommes raménent le sel dans des barques et les femmes font la navette entre le bateau et les tas de sel . Elles le transportent dans des bassines sur leur tête, ( juqu'à 35 kg) et parfois elle ont aussi leur bébé sur le dos . Tout ça pour un prix dérisoire.Rose il l'est vraiment, il possede un tel taux de sel( 350 gr de sel par litre d'eau )que l'on ne peut pas nager on flotte. Nous sommes allés aussi passer une journée en brousse, visiter un marché hebdomadaire. On peut y acheter de tout, des zébus, des biquettes, des chevaux, des fruits des légumes, des épices, bref tout le quotidien. C'est super toute ces odeurs ces couleurs, les rires des gens tout le monde a l'air de se connaitre. Ils font des kilometres à pieds pour venir vendre leurs marchandises. En chemin nous nous sommes arrétes dans une école de brousse. Les enfants nous ont salués en se levant pour nous dire bonjour. Le maitre nous a expliqués leur programme. Nous leur avions amené quelques fournitures, ce n'est pas grand chose, mais pour eux c'est beaucoup, alors pour nous remercier ils nous ont chanté une chansons, c'était très émouvant et nous n'avons pas pu retenir quelques larmes.Puis nous sommes repartis, nouvel arrêt dans un village, tout le monde était sous le grand fromager au mileiu du village. La température était proche des 50°, ils nous ont fait visiter leurs maisons. Nous nous plaignons si nous n'avons pas de cuisine aménagée, pour eux ce n'est pas un problème: un petit tas de bois une marmite et voila une belle cuisine. Les poules se promenent autour, pas de soucis. La chambre un lit pour les parents qu'ils partagent souvent avec le petit dernier, un lit a coté des parents pour les filles qui sont en age d'être marié, pour mieux les suveiller, et les reste des enfants dort sur le sol sur des nattes.Et tout ce petit monde vie en communauté; les hommes vont travailler, les femmes restent au village. Nous avions ramené du riz , des bougies du savon et des crayons. Nous les avons remis a la femme la plus ancienne du village et elle fera la distribution a tout le monde. Et nous repartons direction le plus gros baobab du sénégal 32 m de circonférence. Autour plein de petits marchands sont installés, tous veulent te vendre quelque chose; nous nous frayons un chemin juqu'au trou du baobab. Nous nous introduisons dedans, pas facile, la marche est haute et le trou pas très large. une fois dedans on imagine pas que c'est aussi grand et haut. autrefois ils enterraient les griots( sorte de troubadours ) dedans. En fait tout le monde s'arrete à ce baobab, ils en sont tres fier.Et c'est a ce moment que notre chauffeur Hibou reçoit un coup de téléphone le prévenant que son frère a eu un accident, il s'est brulé.Il nous demande si s'est possible de passer le voir. pas de problème ,nous y allons, c'est tou ta fait normal. Quand nous arrivons au village son frère est assis a même le sol il a le pied bien brulé qui suinte beaucoup, les mouches tournent autour. Il s'est fait cela la veille, il est aussi chauffeur . Il s'éclairait avec une lampe, il a voulu mettre de l'essence dans sa voiture , un peu de celle ci est tombée sur son pied ainsi que la lampe et voilà le résutat. Il n'a rien mis dessus juste de la bianfine autant dire rein. Ne pouvant le laisser comme ça nous décidons de l'emmener a l'hopital le plus proche. Dirctions Joal Fadiou. L'hopital, ça c'est quelque chose. C'est loin de ressenbler a nos hopitaux. Nous rentrons dans la cour, Cheikh notre guide part chercher quelqu'un. Un infirmier arrive il repart avec Hibou et son frère ainsi que Cheikh, nous nous les attendons.Nous en profitons pou faire le tour de la cour. Un infirmier traverse la cour il se promène avec ses gants de chirurgien à la main, rentre dans une salle, en ressort 5 mn apreset repart dans l'autre sens, toujours avecses gants. Un peu plus loin la salle d'accouchement les portes sont grandes ouvertes, nous n'osons trop regarder, c'est délicat, il a peut être du monde à l'intérieur. Cheikh nous apelle , nous pouvons venir voir le bléssé. Et là c'est la surprise. Pour l'hygiène, c'est pas terrible. Nous rentrons dans une pièce toute blanche , il fait chaud , des mouches volent au desus de nos tête, et notre bléssé est là assis sur une chaise son pied repose sur la table qui se trouve devant lui, au dessus d'un trou. L'infiirmier que nous avions vu dans la cour est là il finit de lui faire un pansement, cette fois il a ses gants aux mains( je ne pense pas qu'ils soient très stériles ) . Maintenant l'infirmier veut lui faire une piqure pour l'infection.Sa techinique est peu courante il se met de l'autre coté de la table en face son malade et lui pique la seringue dans le bras, mais il est top loin et ne peut pas appuyer dessus comme il faut. Ca ne fait rien il lache la seringue, celle ci reste accrocher au bras du malade, puis il fait le tour et récupère la seringue appuie dessus et voilà le tour est joué.Allez faire ça en france on ne'l'imagine même pas. Une ordonnance est prescrite, le malade repartira en taxi juque chez lui. Nous nous rentrons sur saly, tous perdus dans nos pensées, en repenssant a toutes les péripéties de notre journée. Mais quelle n'est pas notre surprise en arrivant a saly, le bruit circulait dèjà que des toubabs( blancs ) avaient acceptés d'emmener un malade a l'hopital. Comme quoi pas besoin de téléphone.
La suite demain, je reprendrai notre découverte du pays





